Univers sonore

  • Comment est-ce que je travaille le son, puisque j’utilise des pellicules de super8 silencieux ?

Cela me conduit à inventer mon propre langage cinématographique à l’intérieur de cette contrainte :
 je travaille donc l’image et le son séparément. 

A l’image, l’univers qui se déroule n’est pas une illustration de ce qui apparaît dans le son. J’imagine plutôt le son et l’image s’entrecroisant avec art, à la manière des fils d’un tissage, ou comme deux brins d’ADN, pour donner finalement corps au film dans sa forme finale.

  •  La musique :

Des battements de cœur

Grand cœur petit cœur

Des tambours immenses

Résonance

Des tambours placentaires

Uniques et bouleversants,

Le son de la peau

La caresse

Les soupirs

les souffles profonds

Des sons sous l’eau

Langueur

Des berceuses oubliées d’ici

Des berceuses du bout du monde

Chantées depuis le bout du cœur vibrant des mères

Des chants d’un autre temps

Celui où l’on connaissait encore la valeur du Placenta

Comme une évidence indéracinable

Des chants sacrés de femmes

Des cris de l’âme

Des chants d’amour infini

Envoûtants, extatiques

De ceux qui tiennent du miracle

Et qui donnent des frissons d’extase

Depuis l’orteil jusqu’au bout des cheveux

Des chants anciens, très anciens.

Retrouvés.

A travers l’invisible

A travers les mondes

A travers l’éternité

Chantés seule
ou à deux.

A cappella

Ou plus encore

Le chant solaire d’une femme, le chant d’un homme

Qui a retrouvé son centre et son destin, 

Qui a retrouvé le cœur de lui-même et sa complétude.

Si ma recherche t’inspire,

te fait penser à certaines musiques,

certaines /certains artistes,

des chanteuses, des musiciennes,

alors